suspects jack l’éventreur

Suspects de la police de Londres [modifier]

Les suspects suivants ont été nommés par un ou plusieurs membres de la police durant l’enquête, comme pouvant être l’auteur des crimes de Whitechapel.

Aaron Kosminski [modifier]

Le 14 juillet 2006, le Times[5] annonçait comme officielle l’identification de Jack l’éventreur au Juif polonais Aaron Kosminski. Robert Anderson, qui avait enquêté sur Jack l’éventreur en tant que « Assistant Commissioner of the Metropolitan Police Criminal Investigation Department », avait déjà écrit dans son livre de souvenirs The Lighter Side of My Official Life que Jack l’éventreur était un Juif polonais et avait été reconnu sans hésitation par un témoin qui avait toutefois refusé de témoigner contre lui. Selon des notes écrites à la main dans un exemplaire de ce livre par le « Chief Inspector » Donald Swanson, qui avait été le subordonné de Robert Anderson dans l’enquête de la police, ce Juif polonais s’appelait Aaron Kosminski et si le témoin qui l’avait reconnu refusait de l’accuser, c’est parce que ce témoin, lui-même Juif, ne voulait pas faire condamner un autre Juif à mort. Les notes manuscrites de Swanson furent remises au « Black Museum » de Scotland Yard le 13 juillet 2006.

Francis J. Tumblety [modifier]

Francis Tumblety

Dans une lettre écrite en 1913 et découverte en 1993, J.G Littlechild, inspecteur en chef de la police secrète de Londres en 1888, fit mention d’un certain Francis J. Tumblety. Ses soupçons sont basés sur le passé de charlatan de ce médecin aux États-Unis et sur des témoignages de ses proches affirmant qu’il vouait une haine démesurée aux femmes, qu’il qualifiait de bétail. Ce suspect fut arrêté le 19 novembre 1888, la police le soupçonnant d’être lié aux meurtres, puis il fut relâché sous caution. Il s’enfuit finalement aux États-Unis ; plusieurs enquêteurs furent lancés à ses trousses, mais Tumblety parvint à disparaître mystérieusement en janvier 1889. Par la suite, on rapporta des assassinats étrangement semblables à ceux de l’Eventreur dans l’Ouest américain, ainsi que six horribles meurtres à Managua. Tumblety mourut à Saint Louis, le 28 mai 1903. Tumblety qui se prétendait docteur en médecine, possédait une collection d’organes humains et notamment une douzaine de matrices de femmes. Tumblety s’était marié très jeune et a rompu très vite lorsqu’il découvrit que sa jeune femme qu’il aimait éperdument était en fait… une prostituée. Il fut condamné à plusieurs reprises, notamment pour pratiques homosexuelles (réprimées à l’époque victorienne). Il fut également soupçonné d’avoir participé à l’assassinat du président Abraham Lincoln en 1865[6]. Tumblety quitta précipitamment l’Angleterre le 5 décembre 1888 pour la France, puis les États-Unis. Après sa fuite, les meurtres s’arrêtèrent. Scotland Yard demanda alors à la police de New York de surveiller Tumblety (fait qui prouve que Tumblety était considéré comme un suspect de premier ordre). Alors âgé (55 ans) aux moments des faits[7], il reste tout de même un suspect tout à fait crédible.

Mary Pearcey [modifier]

Cette piste d’une éventreuse déjà suivie à l’époque à la suite des déclarations de deux témoins ayant aperçu une femme s’enfuir des lieux du crime de Mary Jane Kelly, a été relancée après la découverte en mai 2006 par le biologiste Ian Findlay de traces d’ADN retrouvées sous deux timbres des 15 enveloppes envoyées et attribuées avec certitude à Jack l’éventreur. En effet, ces deux ADN correspondent à celui d’une seule et même femme. A l’époque, la police avait soupçonné une sage-femme nommée Mary Eleanor Wheeler, dite Mary Pearcey, née en 1866. En octobre 1890, celle-ci fut inculpée du meurtre de la femme et de la petite fille de son amant Franck Hogg. Bien qu’ayant toujours clamé son innocence, elle fut condamnée à mort et pendue le 23 décembre 1890. Elle fut enterrée au cimetière de Newgate où sa tombe est toujours visible. Il reste au Pr Findlay à obtenir un permis d’exhumer pour comparer les ADN des deux lettres à celui des restes de Mary Pearcey.

Autres suspects contemporains [modifier]

Les personnes suivantes ont été suspectées par des journalistes au moment de l’enquête.

Neill Cream [modifier]

Neill Cream

Le docteur Neill Cream, né en Écosse, ayant fait ses études à Londres, exerçant au Canada, puis à Chicago (Illinois), était spécialisé dans les avortements. En 1881, il fut reconnu coupable d’avoir empoisonné plusieurs de ses patients. Bien que ces décès n’eussent pas éveillé les soupçons, c’est le docteur lui-même qui en demanda l’examen, semble-t-il pour attirer l’attention sur lui-même. Incarcéré au pénitentier de Joliet, dans l’Illinois, il fut libéré le 31 juillet 1891 pour bonne conduite. S’établissant à Londres, il reprit ses activités morbides ce qui lui valut une seconde arrestation et, pour finir, la pendaison, le 15 novembre 1891. Selon certaines sources, ses dernières paroles furent : « Je suis Jack… ». Pour cette raison, il fut un temps considéré comme le suspect numéro un. Mais, détenu de 1881 à 1891 en Amérique, il est innocenté de facto des crimes de l’éventreur[8],[9]. Sa dénonciation est sans doute à rapprocher de ses tendances à vouloir attirer l’attention sur sa personne.

Suspects postérieurs [modifier]

Les noms suivants ont été avancés comme étant le meurtrier ou l’auteur des lettres par des écrivains ou des journalistes, et sont postérieurs aux déroulements des faits et de l’enquête.

Sir William Gull [modifier]

Dans un livre de Stephen Knight (dont la thèse est reprise dans From Hell, une bande dessinée d’Alan Moore ensuite adaptée au cinéma), le coupable serait Sir William Gull, chirurgien de la famille royale. Les motivations de ce praticien demeurent aujourd’hui sujettes à controverses : les prostituées auraient été témoins d’un mariage secret (non prouvé) entre le prince Albert d’Angleterre et une jeune roturière catholique ; Gull aurait alors reçu pour mission de les éliminer afin qu’elles ne puissent exercer de chantage sur la famille royale. Cette théorie a du succès parce qu’elle lie la famille royale aux meurtres. Pour ses partisans, la culpabilité du chirurgien apparaît d’autant plus vraisemblable que les rapports d’autopsie insistent sur la qualité des éviscérations. Outre le fait que les meurtres furent commis de nuit, dans des lieux obscurs, un chirurgien pouvait évidemment avoir assez de connaissances anatomiques pour y procéder.

L’auteur de From Hell précise à la fin de son livre avoir utilisé cette théorie pour écrire une pure fiction, sans s’engager lui-même sur sa véracité. Par ailleurs, le double meurtre du 30 septembre démontra que l’assassin connaissait bien le quartier et les ruelles de White Chapel et qu’il avait dû être agile pour fuir à pied, les ruelles étant trop étroites pour qu’une calèche passe, ce qui rend peu probable le fait que Gull ait pu être l’assassin.

Sir Melville Leslie Macnaghten [modifier]

Dans son livre Jack l’Eventreur démasqué[10], Sophie Herfort, une professeur de français langue étrangère de l’Alliance française, entend démontrer que toutes les hypothèses précédentes sont erronées. Elle avance que le coupable serait Melville Macnaghten, en s’appuyant sur ses mémoires, ses dires ainsi que les lettres attribuées au meurtrier de Whitechapel. Selon Sophie Herfort ce policier fut humilié par le patron de Scotland Yard et aurait prévu de se venger. Après le renvoi du préfet Warren, il obtient un poste à Scotland Yard. Certaines lettres évoqueraient le désir chez Jack l’éventreur d’intégrer la police après avoir subi une terrible éviction. Elle affirme également que Sir Melville Macnaghten fréquentait les prostituées et manifestait un sentiment de haine à leur égard. Dans ses mémoires, il avoue prendre plaisir à leur faire peur. L’homme avait une grande expérience de chasseur. Lors de sa jeunesse en Inde, il traquait de gros prédateurs (fauves, alligators) en particulier le chacal qu’il surnommait « jack » (diminutif de « jackal » en anglais). Cet homme vantera plus tard l’abondance de ses trophées. Elle suppose que ses compétences en tannage lui auraient permis de pratiquer le dépeçage chirurgical des victimes [11].

James Maybrick [modifier]

Un journal intime découvert près d’un siècle plus tard en 1991 a désigné comme suspect potentiel James Maybrick, un négociant en coton anglais décédé en 1889, qui habitait Liverpool mais venait régulièrement pour ses affaires à Londres et résidait à Whitechapel. Des expertises ont tenté de prouver l’authenticité du document, qui reste douteuse pour la plupart des scientifiques qui s’acccordent à dire que le journal est un canular fabriqué a posteriori[12]. Les partisans de cette thèse s’appuient également sur une montre ayant appartenu à Maybrick, retrouvée peu de temps après l’apparition du journal, qui fournirait une preuve supplémentaire que Jack était Maybrick. Il y était gravé: « James Maybrick, I am Jack », et les initiales supposées de toutes les victimes. Les deux premières lettres de son prénom suivi des deux dernières lettres de son nom forment également le mot Jack.

En 1995 Michael Barret qui était l’origine de la découverte du journal devait confesser avoir fabriqué ce journal de toutes pièces avant de se rétracter ce qui rajoute encore à la confusion concernant cette affaire.[13

Cette entrée a été publiée dans criminels célébres. Bookmarquez ce permalien.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s